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Bougainville, Papouasie-Nouvelle-Guinée : raviver le souvenir des personnes disparues, 20 ans après

21/03/2016

La guerre civile qui s’est déroulée de 1989 à 1997 sur l’île de Bougainville, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a coûté la vie à près de 20 000 personnes. Bon nombre d’entre elles ont disparu sans laisser de trace au cours des violences, et leurs proches ignorent toujours ce qu’elles sont advenues.

À ce jour, de nombreux habitants de la région autonome de Bougainville ne savent toujours pas ce qui est arrivé à leurs proches, disparus durant le conflit il y a plus de 20 ans.

Le CICR, en collaboration avec la Société de la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée à Bougainville, aide les familles des disparus à mobiliser l'attention sur leur sort et à organiser des cérémonies commémoratives, telles que la Journée internationale des personnes disparues.

 
 
Proches de personnes portées disparues, bouquets de fleurs à la main, attendant de participer à une marche silencieuse à Arawa.
© Rocky Roe Photographics

Pour marquer la Journée internationale des personnes disparues 2015, des familles de disparus de Bougainville et des volontaires de la Croix-Rouge locale ont organisé des événements à Arawa et à Buka, avec le soutien du CICR.

Le 28 août, une marche silencieuse a traversé la ville d'Arawa, puis un rassemblement s’est tenu dans le parc local au cours duquel des familles de personnes disparues, des personnalités politiques locales et des représentants du CICR ont prononcé des discours et partagé leurs témoignages, À Buka, le président et le vice-président du gouvernement autonome de Bougainville ont rejoint les familles de l'Association des personnes disparues, la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des représentants politiques, des militants, les médias et le grand public pour assister à des cérémonies qui ont duré plus de 36 heures sans interruption.


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« Nous voulons savoir ce qu’il est advenu de nos fils et de nos frères, afin que les familles puissent enfin clore le chapitre douloureux de la recherche de leurs proches », a déclaré le Peter Garuai, président de la Davoru Besi Family Association d’Arawa. « Nous voulons aussi que le gouvernement reconnaisse la question des personnes disparues à Bougainville. »

« Cette question commence tout juste à être reconnue comme priorité humanitaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée par toutes les parties prenantes, y compris par les deux gouvernements », a précisé Gauthier Lefèvre, chef de mission du CICR en Papouasie-Nouvelle-Guinée. « De nombreux problèmes pratiques doivent encore être abordés dont la souffrance émotionnelle des familles. »

Le CICR travaille en étroite collaboration avec les autorités de Bougainville et d'autres organisations, dont la Croix-Rouge de Papouasie-Nouvelle-Guinée, afin d’élucider le sort des disparus.

Le 30 septembre 2014, le gouvernement de Bougainville a adopté à l'unanimité une politique relative aux personnes disparues qui met l'accent sur les besoins des familles, mais elle reste encore à mettre en œuvre. Pour plus d’informations, veuillez consulter l'article intitulé Papua New Guinea: Bougainville government adopts missing persons policy.

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