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« BARÇA OU BARSAK» : ÉTUDE SUR LES BESOINS ACTUELS DES FAMILLES DE MIGRANTS SÉNÉGALAIS DISPARUS

RAPPORT : 2013

Le phénomène des personnes disparues se produit dans des contextes très différents, allant des disparitions forcées jusqu’aux disparitions causées par des catastrophes naturelles ou des mouvements de migration.

Le CICR considère que les familles dont des proches ont disparu sont elles aussi des victimes ; c’est la raison pour laquelle elles sont au cœur de son action en faveur des disparus. Les familles ont souvent des besoins et des souffrances spécifiques liées à leur statut, comme le besoin de recevoir des informations sur le sort de la personne disparue, le besoin de pouvoir accomplir les rites funéraires ou commémoratifs, et le besoin de bénéficier d'une assistance juridique et administrative. La disparition entraîne en outre des conséquences économiques et sociales importantes pour les familles dont les membres disparus étaient la principale source de revenu.

 

C’est en établissant une cartographie des acteurs de la migration au Sénégal, en consultation avec la Croix-Rouge sénégalaise (CRS), que le CICR a découvert l’existence de nombreuses familles de migrants disparus, réparties à travers les différentes régions du Sénégal.

En 2012, le CICR, en collaboration avec la CRS, a décidé de procéder à une évaluation des besoins de ces familles de migrants disparus afin, d’une part, d'identifier et de mieux comprendre les problèmes et les difficultés auxquels elles sont confrontées suite à la disparition d’un proche et, d’autre part, de lancer la réflexion et proposer des pistes d’action en vue d’apporter des réponses adéquates aux besoins identifiés.

Cette évaluation a permis d’établir que les familles éprouvent un sentiment d’abandon et estiment que leur situation n’a pas été suffisamment prise en compte par les autorités.
En premier lieu, ces familles ont besoin de savoir ce qu’il est advenu de leurs proches partis tenter l’aventure. Le deuxième besoin est celui d’un soutien socio-économique. Les familles, qui n’étaient pas forcément très pauvres au départ, se sont lourdement endettées, d’abord pour financer le voyage et ensuite pour tenter d’élucider le sort des disparus. Très souvent, le disparu était la principale source de revenu de la famille.

Par ailleurs, les familles ont clairement exprimé le besoin d’un soutien psychosocial. En effet, la majorité des personnes interrogées, notamment les mères et les épouses, sont rongées par un sentiment de culpabilité, qui se traduit par des problèmes d’anxiété et d’insomnie.

Enfin, les entretiens ont également fait ressortir des besoins sur le plan juridique. La déclaration de disparition, le statut des épouses ou les questions d’héritage et de rente sont autant d’équations auxquelles les familles se heurtent.

Les réponses à apporter à ces besoins, y compris le lancement de recherches pour retrouver les personnes disparues ; des programmes permettant aux familles de retrouver une certaine autonomie économique ; et la fourniture d’aide psychologique, devront être développées par la suite à travers un dialogue constructif avec les acteurs concernés, qu’ils soient étatiques ou non étatiques.

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