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Liban: le CICR réunit pour la première fois les familles des disparus

À Saïda, au Liban, le CICR a réuni pour la première fois les familles des disparus en vue de leur présenter son nouveau programme d’accompagnement des familles des personnes disparues, qui visent à répondre aux différents besoins des familles des personnes dont le sort n’a toujours pas été élucidé.

Le 5 décembre 2014, le CICR a invité les familles des disparus à assister à une séance d’information destinée à leur présenter son nouveau programme, qui vise à répondre à leurs différents besoins. La réunion s’est tenue dans la salle municipale de Saïda, la principale ville du Liban du Sud. À cette occasion, en mémoire des personnes disparues pendant la guerre civile libanaise, les portraits de celles-ci avaient été placés sur l’estrade.

 

En 2011, le CICR avait réalisé une enquête auprès de 324 familles de personnes disparues dans tout le pays pour évaluer leurs besoins. La principale priorité des familles était évidemment de connaître le sort de leurs proches, mais elles avaient également fait part d’autres préoccupations, essentiellement liées à des besoins sur les plans sanitaire, administratif, juridique et psychologique.

« Lorsqu’un membre d’une famille disparaît, cela à de graves conséquences à long terme pour les autres membres de la famille, de nombreuses années encore après la disparition », a déclaré le délégué du CICR Fabien Bourdier. « C’est pour répondre à ces besoins que notre nouveau programme d’accompagnement des familles de personnes disparues a été créé. Il vise à établir des liens entre les familles et à mettre en place des groupes de soutien avec diverses institutions et organisations qui peuvent aider ces familles. »

 

Des représentants des différentes organisations actives dans le district de Saïda étaient également invités à présenter leurs activités lors de la réunion et ont proposé d’inclure les familles dans leurs programmes de soutien psychosocial, médical, administratif et juridique.

 

Chaque organisation avait un petit stand où elle discutait avec les familles des services qu’elle proposait.

 

Les familles des personnes disparues se retrouvent souvent isolées. Par conséquent, leur donner la possibilité de parler de leurs difficultés et de leurs souffrances constitue une importante dimension du projet.

 

« Je respecte et j’apprécie énormément les efforts déployés par le CICR pour élucider le sort des disparus et nous proposer ce nouveau programme », a déclaré un proche de disparu au sujet de l’initiative.